In solidarity with Maipu and Sinaltranail. 333 workers striking

 Paris, 07th October 2015

Photo + info : www.sinaltrainal.org

French activists of la Confédération nationale du travail, the CNT or National Labour Confederation,condemn the implication of Nestlé in the intimidation of workers at their subsidiary in Maipu, Chile. Having already been accused of implication in the murder of trade unionist Luciano Romero in 2005, the multinational is once again back in the courts, this time at the International Criminal Court for the present case of intimidation against workers in Colombia. We demand the immediate cessation of this harassment and terror against the trade unionists of Maipu.

 

The CNT salutes the courage and determination of the Nestlé workers and of Sinaltrainal trade unionists in Colombia. Their fight is our fight. With them we will fight here and everywhere to uphold basic human rights, the right to work and the absolute right of the 284 people who are ready to go on strike.

 

We express our full support for Nestlé's Chilean workers in Maipu. We extend to them our international solidarity because their struggles are also our own. If the threats do not stop, wewill launch a campaign in France and Switzerland to inform the public about Nestlé's heinous practices and shall ask consumers to draw their own conclusions.

 

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8th October France' strike

Au vu de la situation catastrophique dans laquelle se trouve aujourd’hui le monde du travail, la CNT participera à la journée nationale d’action et de grève du 8 octobre 2015, aux côtés des bases militantes et des structures mobilisées ce jour là.

En effet, les raisons de la colère sont de plus en plus nombreuses. Après avoir imposé, par les lois Macron, Rebsamen, Sapin, l’ANI ou encore le CICE, les pires régressions sociales jamais égalées depuis des décennies (destruction des prud’hommes, restriction du droit syndical, destruction du droit du travail et de la protection sociale...) , le gouvernement PS affiche des positions de plus en plus va-t-en guerre, attaquant et divisant frontalement les classes populaires au bénéfice d’un capitalisme libéral sans limite. Comment comprendre son odieuse manipulation des réfugiés de tout pays, qui de part les conflits que la France et ses alliés initient et multiplient à travers le monde, sont de plus en plus nombreux, fuyant ainsi guerre, famine et misère ?

C’est la politique austéritaire pour les classes populaires et l’abondance pour les militaires !

Le discrédit des ripoublicains, parti de droite remplis d’escrocs, de corrompus et de racistes notoires légitimant ses propos, favorise l’extrême droite qui profite du climat délétère crée par la précarité qui se généralise à toutes les couches de la société : les bas salaires, le chômage, les pressions et répressions quotidiennes, l’abandon des luttes par les organisations syndicales réformistes, lui offre aujourd’hui les conditions d’une percée électorale .

Nous vivons en ce moment même une des périodes de l’Histoire les plus troubles que l’Humanité ait connue. La concentration des médias et moyens de communications aux mains des Capitalistes tend à faire croire, par la répétition permanente et tout azimut de leur discours, de l’inéluctabilité des événements et du consentement de la population à la politique libérale et sécuritaire qui nous est imposée . Car c’est bien la gourmandise insatiable des dirigeants politiques, des Rothschild, Bouyges, Dassault, Lagardère, Areva, Total, Renault, PSA et consorts qui, main dans la main avec leurs amis de la Troïka (Union Européenne, Banque Centrale Européenne et FMI) et de l’OTAN, menacent la sécurité du monde et oppressent les travailleurs et travailleuses par delà les frontières.

Ce sont eux les responsables de la misère, qu’elle soit Grecque, Espagnole, Syrienne ou celle que nous vivons toutes et tous ici au quotidien.

Ce sont eux qui imposent la réduction des postes dans les Hôpitaux, dans l’Éducation, la destruction de l’action sociale, la privatisation des services publics et qui réduisent les dotations budgétaires des collectivités territoriales ou encore de la culture.

Ce sont eux qui donnent des chèques au patronat tel le Crédit Impôt Compétitivité Emploi, l’Accord National Interprofessionnel ou encore des allègements de cotisations sociales toujours plus importants ; baissant ainsi mécaniquement nos salaires socialisés, affaiblissant les caisses de retraites, de sécurité sociale et de chômage gagnés de haute lutte suite à la seconde guerre mondiale, la résistance et la libération.

Ce sont eux qui permettent les fermetures d’usines, détruisent les conditions de travail au nom de la flexibilité et de la libéralisation du travail, cassent le code du travail, refusent d’embaucher et d’augmenter les salaires, attaquent ou achètent le syndicalisme .

Parce que l’heure est grave, la Confédération nationale du Travail soutiendra toutes les initiatives de ses syndicats à l’occasion de la journée du 8 octobre, pour construire avec tous les travailleurs dans les assemblées générales et les manifestations, la victoire sur nos revendications de classe et pour, si ce n’est changer le monde tout de suite, reprendre le chemin de l’espoir, de la solidarité et de la lutte.

Finalement, la CNT invite toutes celles et ceux qui ont conscience qu’il est temps de ne plus céder un pouce de terrain aux patrons, politicards et fachos, à amplifier les luttes actuelles et à construire avec nous celles de demain. Car la lutte des classes n’appartient pas aux syndicalistes vendus, permanents et bureaucrates, mais bien aux travailleurs et travailleuses qui œuvrent pour la Grève Générale reconductible.

Toutes et tous en grève le 8 octobre !

La C.N.T.

Migrants: le Parti Socialiste ventile

Depuis des mois, un campement de réfugié-e-s s’était installé sous le métro aérien au pont de la Chapelle. Au-dessus des rails de la gare du Nord, tou-te-s attendaient un passage vers l’Angleterre ou une possibilité de demande d’asile en France. Mais le gouvernement, fantasmant un « appel d’air » qui ferait venir des millions de pauvres « chez nous », a préféré rendre leur parcours impossible : procédures compliquées, logement d’urgence saturé, aides matérielles inexistantes. Les migrants, jeunes isolé-e-s, familles, venant de pays en guerre ou soumis à des régimes politiques autoritaires et corrompus, n’avaient d’autre choix que de se regrouper et de vivre à la rue.

Mais la misère pique les yeux du PS, alors le 2 juin, le ministère de l’Intérieur, aidé par ses collaborateurs et complices de France terre d’asile – qui, comme pour les MIE (mineurs isolés étrangers), sert de caution morale pour justifier les expulsions et le tri des migrants – a « évacué » le campement « pour raisons sanitaires ». Les communicants ont essayé de faire croire à une belle opération humanitaire... En fait, il s’agissait bien d’une rafle faite par des flics nombreux et très équipés. Mis dans des cars, les migrant-e-s ont été dispersés en lointaine banlieue ou à 300 mètres de là. Les quelques migrants logés sont revenus très rapidement, mis à la rue au mieux trois jours après, ou tout simplement affamés, loin de Paris et de ses possibilités de s’organiser collectivement.

Depuis cette expulsion, le lieu est grillagé et surveillé. Les migrants sont allés s’installer devant l’église Saint-Bernard. Expulsés. Puis rue Pajol. Expulsés. Puis dans une caserne de pompiers désaffectée. Expulsés. Rue d’Aubervilliers. Expulsés. Gymnase Laumière. Expulsés. Retour à Pajol... Chaque heure, chaque jour, ils sont harcelés par la police qui continue ses absurdes manœuvres de dispersion. Chaque fois que des élus (EELV, PC) s’en mêlent, c’est pour négocier le logement d’une poignée de personnes pour une poignée de jours. Chaque fois que des associations humanitaires (mandatées par la mairie ou l’État) s’en mêlent, c’est pour aider les flics ou le gouvernement. Et pendant ce temps, la police harcèle, frappe, blesse, insulte, humilie.

À la Chapelle comme partout en Europe, les États pourchassent les migrants et ferment les frontières aux réfugiés politiques et économiques, sans jamais assumer leurs responsabilités dans les situations de guerre, de misère et d’oppression qu’ils créent et entretiennent depuis des années.

La CNT exige un lieu collectif pour les migrant-e-s, afin qu’ils et elles puissent s’auto-organiser. La CNT exige aussi une prise en compte de leurs demandes d’asile ou de passage en Angleterre.


La misère ne se cache pas, elle se combat !

Des papiers pour tou-te-s !

Des logements pour tou-te-s !

Les syndicats CNT de la région parisienne

Solidarité avec Takbar Haddi, et le peuple sahraoui ! Justice pour Haidala !

Le 30 janvier 2015, le jeune sahraoui Mohamed Lamin Haidala, âgé de 21 ans, a été poignardé et a subit un lynchage de la part de colons marocains à Laayoun, dans les territoires occupés sahraouis. Blessé, il est arrêté par la police marocaine, emmené à l’hôpital pour ses blessures puis il est rapidement transféré à la préfecture de police et placé en garde à vue. Il y subira des violences de la part des officiers. Puis tardivement il est emmené aux urgences sans soins effectifs au final, et cela à deux reprises. A la fin de 72 heures de garde à vue il est emmené à l’hôpital de Laayoun, puis le médecin le fait transférer d’urgence dans un autre hôpital mieux équipé. La famille le fait transférer à ses frais à Agadir. Face au mépris et l’indifférence du personnel, étant sahraoui, la famille décide de l’hospitaliser dans une clinique privée, qui refusera son entrée. De retour à l’hôpital public, Haidala décèdera le 8 février 2015...
Aucune enquête ne sera lancée sur les circonstances de sa mort avant et après son arrestation à Laayoun.

Encore une fois apparaît de façon sanglante le quotidien terrible de l’occupation, à travers la violence des colons, les arrestations arbitraires des sahraouis et la torture, la non indépendance de la justice marocaine, et jusqu’au système de santé qui a toujours été à disposition du pouvoir pour appuyer la répression...
Rappelons que la Mission des Nations Unies au Sahara Occidental (MINURSO) chargée normalement de la mise en place du référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui depuis 1991, ne fait simplement que maintenir le statut quo. Une fois de plus cette année, en avril, a été rejeté lors du Conseil de Sécurité de l’ONU la demande d’étendre la mission de la Minurso à la surveillance du respect des droits de l’homme dans les territoires occupés. C’est d’ailleurs la France complice de Rabat qui a à ce titre encore utilisé son veto !

Takbar Haddi, la mère de Haidala, a entamé depuis le 15 mai 2015 une grève de la faim illimitée devant le consulat du Maroc à Las Palmas aux Canaries, exigeant qu’une enquête indépendante soit mise en place sur les circonstances de la mort de son fils. Elle exige également que son corps soit exhumé et qu’une autopsie soit réalisée. La situation de santé de Takbar Haddi ne fait que se détériorer, avec des hospitalisations répétées, dans le mépris total du pouvoir marocain et espagnol.
La CNT-F tient à exprimer toute sa solidarité avec Takbar Haddi pour que justice soit faite sur les circonstances de la mort de son fils ; La CNT-F salue également toutes les actions de solidarité qui se sont produites aux Canaries avec des chaînes humaines, envahissement du consulat, et manifestations qui se poursuivent en Espagne et dans d’autres pays.

Le cas de Haidala n’est pas isolé ! La CNT-F reste solidaire des familles des victimes sahraouies pour que justice soit faite concernant les disparus, et les assassinats perpétrés dans la rue comme pour Saïd Dembar en septembre 2013, ou dans les geôles marocaines suite à des tortures et des manques de soins comme en témoigne la mort de Hassana El Ouali en septembre 2014. Le nombre de ces victimes ne font qu’augmenter ces dernières années. Et les peines de prison pour actions politiques, ou simple revendication de liberté d’expression et d’autodétermination, sont également de plus en plus lourdes, allant jusqu’à la perpétuité pour certains du groupe des prisonniers de Gdeim Izik. Ces derniers ont d’ailleurs appelé récemment à la multiplication des actions en soutien à Takbar Haddi !

Solidarité internationale et anticoloniale !
Libération de tous les prisonniers politiques sahraouis !
Stop à l’occupation, autodétermination !

Le Secrétariat International de la Confédération Nationale du Travail de France, le 17 juin 2015

La lutte continue pour les salariés licenciés de l’Ecole Spéciale d'Architecture (ESA)

Vers 12h00 ce mercredi 13 mai devant l’École spéciale d’architecture (ESA), une centaine de militants sont venus soutenir, à l’appel de la CNT, les salariés concernés par la procédure de licenciement économique entamée arbitrairement par la direction de l’ESA.

C’est dans une ambiance festive mais résolument combattive, que les militants de la CNT, bientôt rejoints par quelques militants de Solidaires et de la CGT, sont venus dénoncer la répression syndicale dont les neuf licenciés de l’ESA font l’objet depuis le 9 avril 2015.

En effet, c’est sous le prétexte fallacieux d’une restructuration de l’équipe administrative de l’école pour faire face à de soi-disant difficultés financières, que la direction supprime les postes de tout le personnel syndiqué à la CNT et à la CGT qui s’était distingué en traînant la direction de l’ESA au tribunal pour le non renouvellement du mandat des représentants du personnel au comité d’entreprise.

La direction a une nouvelle fois fait preuve de sa mauvaise foi en dénonçant la supposée agressivité du représentant de la section syndicale aux policiers présents sur les lieux, alors qu’ils ne s’étaient guère émus de la présence de milices d’extrême droite autour des premiers rassemblements de la CNT.

Les cris des militants réclamant la démission du directeur, du président et du conseil d’administration et dénonçant la violence et l’autoritarisme dont la direction a fait preuve dans cette affaire, ont montré que ces méthodes n’auront raison ni de la mobilisation, ni de la solidarité, ni du militantisme syndical de la CNT. C’est pourquoi la CNT appellera bientôt à un nouveau rassemblement, car seule la lutte syndicale paie !

« Patron, voyou, on te retrouvera partout ! »

Adresse mail de la section : cnt.esa@gmail.com


La section syndicale CNT-ESA remercie tous les camarades pour leur soutien et leurs témoignages d’amitié, qui leur permettent de continuer le combat avec la détermination et l’énergie nécessaires pour mener cette lutte.